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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 11:04

Le projet d'arrêté ministériel, qui fixe la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d'animaux classées nuisibles pour chaque département français, est soumis à la consultation du public jusqu'au 21 juin 2015 sur le site du ministère de l’Écologie. Il est prévu que cet arrêté s'applique pour une période de trois ans à compter du 1er juillet 2015, date à laquelle il prendra le relais de l'arrêté du 2 août 2012 actuellement applicable.

La liste des espèces concernées reste inchangée : belette, fouine, martre, putois, renard, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, geai des chênes et étourneau sansonnet. Le projet reprend en grande partie les dispositions de l'arrêté de 2012, en actualisant toutefois certaines modalités de destruction, indique le ministère de l’Écologie. Ainsi, la technique de l'enfumage est supprimée pour le renard. Le texte prévoit également que les destructions des renards et mustélidés sont suspendues dans les parcelles où les opérations de lutte préventive chimique contre les surpopulations de campagnols sont mises en œuvre en application de l'arrêté du 14 mai 2014. Il ajoute également que l'autorisation préfectorale individuelle de destruction à tir d'une espèce classée nuisible peut être délivrée à une personne morale délégataire.

L'annexe de l'arrêté précise, pour chaque département, la liste et le territoire sur lequel les espèces sont considérées comme "nuisibles" par le ministre en charge de l'écologie.

Cet arrêté est l'un des volets du triptyque réglementaire mis en place en 2012 et présenté par la circulaire du 26 mars 2012. Il s'ajoute à l'arrêté du 24 mars 2014 qui classe nuisibles six espèces envahissantes sur l'ensemble du territoire national (chien viverrin, vison d'Amérique, raton laveur, ragondin, rat musqué et bernache du Canada) et dont la refonte est actuellement soumise à consultation du public. Et à l'arrêté du 3 avril 2012 qui fixe la liste des trois espèces (lapin de garenne, pigeon ramier et sanglier) qui peuvent être classées nuisibles par arrêté préfectoral annuel.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les chasseurs et éleveurs sont sur-représentés dans les commentaires, avec des phrases du style : "Même si cette réglementation est très contraignante, il est impératif que l’on puisse encore intervenir sur ces espèces car le phénomène va mécaniquement s’amplifier et plus personne ne pourra plus élever de basse-cour chez soi !" ; "vous verrez que malgré une régulation par piégeage des espèces concernées, celles ci seront encore bien présentes dans 3 ans ! " ; "Dans le cadre de mon activité de garde, j’ai à mainte reprise abattu en montagne des renards malades, galeux, ce qui représente un risque sanitaire important." ; "les piégeurs sont des gens qui œuvre pour le bien de tous a titre bénévole, qui œuvre quand on leur demande et en présence de dégâts avérés." ; "Culturellement et en l’absence de pratique de petite vénerie sous terre, cette action aurait un retentissement suffisamment important pour sonner le glas du petit gibier de montagne. "

En terme de santé publique, le renard est également vecteur de maladies transmissibles à l’homme, telles que l’échinococcose alvéolaire où la rage.
Remémorons-nous la situation que nous avons connu en SAVOIE (ainsi que dans de nombreux autres départements français) vers la fin des années 1970 - début des années 1980 : La rage a sévit durant plusieurs années, avec toutes les contraintes et conséquences induites par cette maladie telles que la vaccination obligatoire des animaux domestiques comme le chien et le chat, ou encore l’abattage systématique de ces animaux domestiques ayant eu un contact avec un renard.
A cette époque une prime était même allouée aux personnes ayant abattu un renard sur présentation de la queue de l’animal.
Afin de ne pas prendre le risque de connaitre à nouveau cette situation contraignante, qui sème le trouble parmi la population ainsi que souvent la psychose notamment chez les enfants, il suffit de continuer d’appliquer la mesure consistant à maintenir le renard parmi les espèces nuisibles ; Elle est simple, gratuite et a fait ses preuves.
Dans ce domaine également, le vieil adage que nous a enseigné l’histoire est de mise : "Tout peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre" ...
Supprimer le renard de la liste des espèces nuisibles sur des territoires où il est en abondance, c’est prendre le risque de s’exposer dans un futur plus ou moins proche à des problèmes de salubrité ou de santé publique.

Rémi FURLAN

En ce qui concerne la pie
Pourquoi l’exclure des communes de la liste pour le Nord (59)
Comment voulez vous encore voir des petits oiseaux dans vos jardins si on laisse proliférer cet oiseau opportuniste.
A la campagne, là où la pie est régulée, il y a des encore des petits oiseaux. Eh oui !
Regardez en ville là ou elle ne l’est pas. Que reste t’il à regarder, des pies, des corbeaux et encore des pies …

BITTNER

 

Donc, amis amoureux de la nature et écologistes, je vous invite à commenter aussi pour donner un autre argumentaire que ceux visibles ci-dessus.

En voici un exemple :

Les classements proposés sont en effet opérés par département. Or, aucune information n’est donnée concernant les départements, de sorte qu’il est impossible de connaître la situation qui prévaut dans chaque département, qu’il s’agisse des dommages causés par les espèces retenues pour le classement ou de l’état de leurs populations et leur répartition. La présentation du projet d’arrêté ne contient que des affirmations générales tendant à convaincre de la « bonne volonté » de l’administration centrale (« Chaque dossier a fait l’objet d’une analyse méticuleuse » ; « L’ensemble de ces critères a été appliqué avec discernement par l’administration lors de l’analyse des dossiers »), que la liste des espèces retenues vient aussitôt contredire, ainsi qu’il sera démontré plus loin concernant le département de Saône-et-Loire.

Il est affirmé que parmi les « critères » qui auraient été utilisés, figure « l’état de conservation/d’abondance de l’espèce au niveau national et des données nouvelles disponibles le cas échéant pour l’espèce considérée (fournies par la DER/ONCFS) ». Or de tels éléments de connaissance n’existent pas, ni au niveau national, ni au niveau départemental. Il n’existe en effet à ce jour aucun recensement complet et actualisé des populations des espèces concernées, de leur dynamique et de leur répartition. Seules sont disponibles quelques estimations, grossières, toujours très localisées et ne concernant que certaines espèces. De sorte que l’administration est dans l’ignorance de l’état réel de conservation de ces mammifères et de ces oiseaux sauvages. Dès lors, le discernement » dont elle se prévaut ne peut convaincre.

Les « dommages chiffrés imputables à l’espèce considérée significatifs et probants à l’échelle du département : 10.000 euros de dégâts par an (non limités à une seule plainte) » est un autre « critère » prétendument utilisé pour opérer les classements. Mais rien n’est dit de la réalité, de l’importance des dommages effectivement et honnêtement constatés dans les départements alors que l’on aimerait savoir quels dommages concrets et de cette importance peuvent être objectivement imputables, par exemple, à la Martre, ou au Geai des chênes. Il faut se satisfaire d’une affirmation gratuite, étayée par aucun élément concret, aucun chiffre précis et localisé.

L’examen des espèces proposées au classement dans le département de Saône-et-Loire dément ces affirmations, ce qui montre bien que l’information du public n’est ni complète, ni suffisante. Plutôt que d’informer correctement le public, la présentation du projet d’arrêté est consacrée à justifier le projet d’arrêté. En « informant » ainsi, l’administration centrale se trompe : elle confond information du public et justification d’une future décision.

Le projet d’arrêté ministériel soumis à consultation du public propose le classement de 7 espèces dans l’ensemble du département de Saône-et-Loire : le Renard, la Fouine, la Martre, le Corbeau freux, la Corneille noire, la Pie bavard et l’Etourneau sansonnet.

a) Le « discernement » dont se prévaut l’administration centrale est guère « discernable », les classements proposés portant sur l’ensemble du département, alors que la Saône-et-Loire présente des conditions écologiques et économiques variées et contrastées. Tant du point de vue du relief, du profil écologique que des activités économiques (agriculture, industrie), les situations sont très différentes d’une « région » (Morvan, Val de Saône, Val de Loire, Bresse, etc.) à une autre au sein de ce département. Manifestement ces différences n’ont pas été prises en compte.

b) Concernant en particulier le Renard roux (Vulpes vulpes), beaucoup d’éléments n’ont visiblement pas été pris en compte et viennent contredire les affirmations d’examen minutieux et de discernement.
Les données disponibles, mais incomplètes, du nombre de Renards roux détruits chaque année dans le département de Saône-et-Loire par la chasse, la destruction à tir, le piégeage, le déterrage, les battues administratives démontrent l’importance des prélèvements, de l’ordre de 6 000 individus, chiffre extrêmement élevé. Cette information, en dépit de son importance et de sa pertinence, n’est pas donnée au public bien que détenue par l’administration (qui nous l’a communiquée à notre demande).

A l’échelle nationale, la destruction du Renard roux n’a jamais été aussi intensive et massive qu’aujourd’hui. Le projet d’arrêté ministériel s’inscrit dans cette pratique administrative qui multiplie les autorisations de destruction par tous les moyens et toute l’année (autorisations données aux lieutenants de louveterie ; autorisation du tir de nuit ; piégeage ; déterrage ; chasse...), sans prise en compte, sans analyse ni réflexion quant à leurs incidences du fait notamment de l’absence d’une connaissance complète et actualisée de l’état des populations de cette espèce. Dans les départements, la destruction du Renard roux est autorisée à l’aveugle par les préfets, sans connaissance des populations locales (effectifs, dynamique), sans connaissance ni préoccupation des conséquences de ces destructions alors que toute autorisation de destruction, à supposer qu’elle soit réellement nécessaire, devrait être précédée d’une étude d’impact.

Il est incohérent de permettre des destructions massives de renards et d’autoriser l’usage et la dispersion dans la nature de la bromadiolone pour lutter contre le Campagnol terrestre (arrêté du préfet de S-et-L du 27 août 2013). Le Renard roux est un des principaux prédateurs du campagnol et la bromadiolone cause la mort d’espèces animales protégées, certaines au statut fragile comme le Milan royal.

Contrairement à ce qui est affirmé dans la présentation du projet d’arrêté ministériel, seuls les intérêts de la profession agricole et des milieux cynégétiques, tous ennemis du Renard, ont été retenus car, au vu du projet d’arrêté soumis à consultation et de sa présentation, rien ne montre et permet de penser que l’état et la dynamique des populations du Renard roux dans le département ainsi que les incidences des destructions autorisées sur ces populations ont, en aucune manière, été pris en considération. L’administration centrale ne s’est, de toute évidence, pas posé la question

Selon la tradition administrative, la destruction est conçue comme l’unique moyen de répondre aux risques de dommages à certaines activités humaines, alors même que l’impact du Renard roux sur les élevages de volailles peut être aisément réduit, voire supprimé, par des mesures simples de protection de ces élevages

Je suis d’avis que les destructions du Renard roux doivent cesser et que cette espèce doit être protégée en raison notamment de son rôle dans la limitation des populations de campagnols.

La Martre (Martes martes) est un cas d’école d’un classement parmi les espèces dites « nuisibles » sans aucune autre raison que la logique administrative de destruction de la faune sauvage. Aucun dégât réel, attesté, ne peut être imputé à cette espèce – et d’ailleurs la présentation du projet d’arrêté n’en donne aucun exemple. Les incidences sur les activités humaines de la prédation exercée par la Martre sont inexistantes et cette prédation sur certaines espèces animales n’a rien à voir avec un régime juridique destiné à prévenir des dommages aux activités humaines. Ce classement est totalement injustifié, dans le département de Saône-et-Loire comme sur l’ensemble du territoire national.

Il en va de même de la Pie bavarde (Pica pica). On ne voit pas a priori quel motif peut justifier ce classement et le projet d’arrêté ainsi que sa présentation n’en fournissent aucun.

Patrick JANIN

D’abord je conteste le terme "nuisible" pour des espèces sauvages, qui font partie de notre faune sauvage autochtone. Ce terme n’est plus digne du 21ème siècle. J’approuve votre volonté de vouloir mettre en évidence le rôle des renards et mustelidés en tant que prédateurs naturels des campagnols. Il faut suspendre chaque opération de destruction des renards et mustelidés tant qu’il y a des dégâts importants aux cultures commis par les campagnols. L’utilisation de bromadiolone est trop dangereux et à rejeter. Je conteste en suite que les animaux sont détruits pendant les périodes d’élevage des jeunes, ce qui fait que les renardeaux connaissent une mort atroce dans leur deniers (une pratique d’ailleurs interdite dans beaucoup d’autres pays et pour cause). Pendant ce temps délicat en printemps il faudrait interdire toute chasse et destruction. Finalement je conteste l’utilisation des pièges tuantes, qui est un danger pour nombre d’autres espèces protégés (chat sauvage, loutre, castor,...)

Luc

 

On s'attaque aux prédateurs naturels, et ensuite on vient pleurer en disant que du coup la chasse est indispensable !

C'est surtout que ce pays détruit ce qui les emmerde, c'est tout. Détruire, et non cohabiter. L'homme se croit tout-puissant et tout permis.

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Published by Meghann - dans Défense animale
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commentaires

Anonyme 07/07/2015 12:01

Le renard est un animal magnifique qui a sa place dans nos campagnes. Idem pour les autres soi-disant nuisibles. C'est lamentables de traiter la faune locale de cette manière. Je vis à la campagne et suis révolté par la destruction en chaine que font les éleveurs (et piégeurs) avec l'empoisonnement des carcasses. Une carcasse avec du poison, c'est la mort des vautours, des renards, des pies, des corneilles, des corbeaux, des blaireaux... Il parait que chez moi il y a trop de vautours ?! Alors, on tue tout !!! C'est radical et très respectueux du vivant. Plus que des hommes sur la terre ça va être la folle ambiance.

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